Annie Conceicao-Rivet

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La pratique d’Annie Conceicao-Rivet s’inscrit principalement en sculpture et en arts d’impression. Dans un processus qui oscille entre technicité et expérimentations, elle s’intéresse aux possibilités qu’offre la lumière pour étudier l’objet ou le matériau qu’elle emploie et pour amplifier/magnifier une propriété matérielle autrement imperceptible par ses propres moyens. En 2022, elle poursuit sa recherche en sculpture grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Longueuil. Elle explorera la modélisation et l’impression 3D, ainsi que la réalisation de systèmes d’éclairage aux fluorescents dans ses sculptures. Un récent corpus d’œuvres sera présenté à l’automne 2022 lors d’une exposition solo au Centre d’exposition de Saint-Bruno-de-Montarville. À l’invitation de Productions Langues pendues, Annie Conceicao-Rivet participera au Laboratoire de l’écrivaine et de l’écrivain sous le thème de la vulnérabilité des territoires. À partir de ses carnets de recherche, elle s’intéressera à la matérialité graphique du texte et des images qui habitent le corps de la page. Dans la dernière année, ses œuvres ont été acquises par la Ville de Longueuil, Bibliothèque et archives nationales du Québec et plusieurs particuliers. Parallèlement à sa pratique, Annie Conceicao-Rivet enseigne les arts visuels au collégial depuis 2017. Native de la région de Lanaudière, elle vit et travaille maintenant à Longueuil.

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Annie Conceicao-Rivet participera au Laboratoire de l’écrivaine et de l’écrivain 2022.

Photo : Annie Conceicao-Rivet.

Mathieu Leroux

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Auteur, metteur en scène, comédien et dramaturge, Mathieu Leroux est diplômé de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Cofondateur du collectif Les Néos, il a créé et performé une centaine de courtes pièces pendant cinq ans, en plus d’être à la direction artistique de la compagnie. Il est créateur d’un spectacle solo, La naissance de Superman; sa pièce Scrap fermait la saison d’Espace Libre en 2012. Au printemps 2013, il était de l’imposante distribution du cycle des Atrides, en plus de cosigner l’adaptation des six pièces de la saga familiale. Il est actuellement conseiller dramaturgique sur les deux productions de la chorégraphe Helen Simard et sur la nouvelle création de Victor Quijada du Groupe RUBBERBANDance. Mathieu Leroux est détenteur d’une maîtrise en littérature française de l’Université de Montréal (2011). Son premier roman, Dans la cage, est publié chez Héliotrope. Son Quelque chose en moi choisit le coup de poing se trouve à La Mèche.

Mathieu Leroux a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Marie-Noële Pilon.

Shanti Van Dun

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Shanti Van Dun est l’autrice de L’ivresse du jour 1, un récit publié chez Leméac en 2018. Sa nouvelle « Le crâne de ma mère » a été finaliste au Prix de la nouvelle Radio-Canada en 2020. Elle a reçu en 2021 le Prix Relève Desjardins du Conseil des arts de Longueuil. Elle conçoit l’écriture comme le lieu de toutes les convergences, de toutes les réconciliations de l’être, du monde. Elle enseigne la littérature et le français au cégep Édouard-Montpetit dans le cadre de la formation générale et du programme d’arts et lettres.

 

Shanti Van Dun a animé le Laboratoire de l’écrivaine et de l’écrivain 20172018, 2019, 2020, 2021.

Photo : Caroline Durocher.

Katia Belkhodja

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Katia Belkhodja est l’auteure du roman La peau des doigts (XYZ, 2008), bien reçu par la critique, traduit en espagnol et publié au Mexique (Ediciones de Educacion y cultura, 2010) et de La marchande de sable (XYZ, 2010). En plus d’écrire des romans, elle enseigne la littérature au collégial et écrit sur la maternité pour TPL Moms. Elle travaille avec un soin particulier la voix de ses textes, qui sont plus souvent qu’autrement des récits poétiques. Convaincue que Mies Van der Rohe avait tort quand il affirmait less is more, elle n’hésite pas à enchâsser les histoires et les récits, à multiplier les voix dans ses textes pour que leur musique soit en même temps harmonieuse et discordante. Elle éprouve une affection particulière pour l’enfance, le thème de l’enfance comme les enfants eux-mêmes, personnages un peu sorciers à la sauvagerie assumée et à l’imagination intacte. Enfin, elle n’a aucune aversion pour le pathos , les personnages déchirés et les textes qu’on lit comme de longues plaintes, et préfère, en toutes choses, le foisonnement à la sobriété.

Katia Belkhodja a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Martine Doyon.

Stéphanie Roussel

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Née en 1991, Stéphanie Roussel est autrice, éditrice et chercheuse. En plus d’être à la direction littéraire de la revue Estuaire, elle conçoit des livres, dont De gestes et de paroles (Éditions neminis, 2016), Un Noël cathodique : la magie de Ciné-Cadeau déballée (Éditions de Ta Mère, 2017) et Pauvreté (Triptyque, 2021). Son premier recueil de poèmes, La rumeur des lilas, est paru en 2018 chez Del Busso.

Stéphanie Roussel a participé à l’intervention poétique réalisée par Langues pendues dans le cadre de la Journée du poème à porter 2021.

© photo: Hamza Abouelouafaa

Jean-Marc Desgent

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La poésie de Jean-Marc Desgent est surtout une affaire d’expressivité et de langage; s’il y a image(s), elle ou elles sont créées par la rencontre particulière, voire étonnante de mots ou de phrases venus de tous les coins de la langue ou des langues; il affirme qu’écrire est une convocation en un seul texte de toutes les langues que l’on connaît. Son père, métis, ne parlait aucune langue ou mal trois langues: le français, l’anglais, et le mohawk: Desgent a donc repris en poésie toutes ses incapacités ou toutes ses inventions syntaxiques. Sa poésie est aussi expressive: on y entend tomber les corps, on y voit la mort sous toutes ses formes, on y traverse le monde moderne et ses horreurs, ses désastres ou ses illusions. Donc, désastres de l’être et du monde se disent dans une « langue désastreuse ». Ne commence-t-il pas un de ses derniers livres par : « Pour nous, à nous, / les cassés dur, / la langue beauté rare, / beauté autre, / montée du froid. / J’arrive enfin au mal dit. » Le critique universitaire François Paré a écrit : « L’œuvre poétique de Jean-Marc Desgent est l’une des plus bouleversantes et des plus prophétiques de la poésie québécoise actuelle. »

Jean-Marc Desgent a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Annie Lafleur.

Catherine Mavrikakis

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Catherine Mavrikakis a publié à ce jour sept romans dont La ballade d’Ali Baba, Les derniers jours de Smokey Nelson, Le ciel de Bay City et Oscar De Profundis. Elle est l’auteure d’un oratorio, Omaha Beach. Elle écrit aussi des essais, parmi lesquels Diamanda Galás. Guerrière et gorgone et L’éternité en accéléré. Ses livres sont traduits en plusieurs langues, en italien et en suédois notamment, et de nombreux prix les ont récompensés, dont le Prix des libraires du Québec et le Prix littéraire des collégiens.

Catherine Mavrikakis a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Marie-Reine Mattera.

Christian Guay-Poliquin

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Christian Guay-Poliquin est né à une époque où les enjeux environnementaux se résumaient au trou dans la couche d’ozone et aux pluies acides. Après de nombreuses années en ville et ailleurs, il est maintenant retourné vivre à la campagne où il termine – tant bien que mal – une thèse sur le récit de chasse. Parallèlement à ses études, il arpente le chantier de son prochain projet de création. Si ses œuvres évoquent les codes de la fiction post-apocalyptique, ce n’est pas tant pour raconter une autre fin du monde mais plutôt pour mettre en perspective simultanément la force et la fragilité de nos relations sociales. Il croit en ce sens que les arts du récit sont intimement liés à la vie pratique et à une attention particulière aux détails. Son premier roman, Le fil des kilomètres, a été publié en France et traduit en anglais. Le poids de la neige, paru à l’automne dernier, a remporté le Prix des Collégiens 2017.

Christian Guay-Poliquin a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Julien Bois.

Simon Harel

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Simon Harel est professeur titulaire au Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal. Il est directeur du Laboratoire sur les récits du soi mobile et codirecteur du Centre de recherche des études littéraires et culturelles sur la planétarité. Depuis quelques années, Harel propose des essais-fictions qui font place à la subjectivité du chercheur, dans une réflexion mettant en cause les lieux communs de l’identité. Directeur d’ouvrages collectifs, auteur de nombreux essais, écrivain, responsable de numéros de revues, il a plus de cinquante publications à son actif. Il a fait paraître récemment La respiration de Thomas Bernhard (Nota bene, 2019), Signaux faibles (2019), un ouvrage tiré à compte d’auteur et à édition limitée avec Marie-Christiane Mathieu, et La mort intranquille : autopsie du zombie (PUL, 2019), codirigé avec Jérôme-Olivier Allard et Marie-Christine Lambert-Perreault.

Simon Harel participe au projet Centrifugeuse (2021-2022) en collaboration avec Thomas Filteau.

Photo : Nathalie St-Pierre.

Jennifer Tremblay

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Jennifer Tremblay cofonde en 2004 les Éditions de la Bagnole, publie son premier roman et plusieurs albums pour la jeunesse. En 2008, elle reçoit le prix du Gouverneur général, le Prix Michel-Tremblay et une Bourse du Centre National de Théâtre (France) pour son texte La liste, traduit en six langues et porté à la scène dans une dizaine de pays. En février 2015, l’écrivaine publie un second roman, Blues nègre dans une chambre rose. Elle entame une tournée de lectures publiques, accompagnée par le musicien Vincent Gagnon. Elle se voit décerner le prix de l’artiste montérégienne de l’année par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses pièces Le carrousel et La délivrance ont aussi été portées à la scène par le Théâtre d’Aujourd’hui. Traversés par les thèmes de la maternité, de l’enfance, de la violence, du désir et de l’amour, ses textes sont précis, efficaces, poétiques, parfois érotiques. À titre d’éditrice, Jennifer Tremblay a dirigé la publication de dizaines d’albums pour la jeunesse et d’ouvrages de tout genre. Elle anime des ateliers de création littéraire et accompagne des auteurs dans leur démarche d’écriture. Jennifer Tremblay a reçu en juin 2017 une bourse du Conseil des arts de Longueuil pour son projet intitulé Le grand cinéma de Whitecity. Illustré par Philippe Béha, son dernier conte pour enfants, Ti-Jos Connaissant, est paru en août 2017.

Au printemps 2017, elle propose 10 suggestions de lecture pour le guide Destination lecture (Montérégie), réalisé par les Productions Langues pendues, dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

À l’automne 2017, elle participe au Laboratoire de l’Écrivain.

© grande photo : Lucie Delmer.

© petite photo : Mathieu Rivard.