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Née à Montréal en 1945, dans le même quartier que Michel Tremblay, fille de l’Est donc, comme toutes les femmes des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Denise Desautels s’est longtemps sentie plus à l’aise au parc Lafontaine – en un seul mot comme autrefois – que sur le mont Royal, situé à l’Ouest, sorte de pays étranger qu’elle a mis du temps à apprivoiser. Mémoire, douleur et deuil – intimes et universels – sont au cœur de son écriture, celle d’une auteure engagée dans le milieu littéraire québécois, mais aussi plus largement francophone, dont les livres sont marqués par sa conscience d’être une femme qui écrit et par sa passion pour les autres arts. Elle a publié plus de 40 recueils de poèmes, récits et livres d’artiste, qui lui ont valu de nombreuses distinctions parmi lesquelles le Prix de poésie du Gouverneur général du Canada, en 1993. En 2009 et 2010, elle a reçu, pour l’ensemble de son travail, le Prix Athanase-David et le Prix européen de Littérature Francophone Jean Arp. En 2017, elle faisait paraître D’où surgit parfois un bras d’horizon, aux Éditions du Noroît; puis, en 2018 et 2020, en France, deux petits livres, Noirs et L’heure violette, avec l’artiste Erika Povilonyté, à L’Atelier des Noyers. Son dernier ouvrage Disparaître, élaboré en complicité avec l’artiste Sylvie Cotton, est paru, en septembre, chez deux éditeurs, Le Noroît et L’herbe qui tremble (France). Denise Desautels est membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada.

Denise Desautels participera au Laboratoire de l’écrivain 2021.

Photo: Gilles Daigneault.