Caroline Louisseize

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Caroline Louisseize est née en 1979 à Montréal. Ses études l’ont amenée dans les domaines de la littérature, de la documentation et de la linguistique, et elle s’exerce également au piano en amateur. Après avoir travaillé dans diverses bibliothèques du milieu culturel québécois, elle est maintenant réviseuse et rédactrice pigiste. Le rythme et la mélodie, le langage ainsi que la recherche documentaire représentent des aspects primordiaux de sa démarche.

Elle a écrit quatre livres, dont Aura (finaliste au Prix des collégiens) et Répliques, les plus récemment publiés, aux éditions Poètes de Brousse. Elle a fait paraitre des suites poétiques dans les revues Moebius et Estuaire de même que sur la plateforme Opuscules. Elle a participé à la résidence interdisciplinaire « Les bras croisés » à Sutton en 2018, et a remporté le premier prix du concours de poésie Geneviève-Amyot en 2017.

Dans ses écrits, elle explore le thème de la cohabitation, du rapport à l’Autre. Elle traite le langage comme un matériau artistique, mais aussi un artéfact, de violence, de désirs ou de dissimulation, un artéfact dont l’aspect sensoriel induit une grande puissance aux images. Roman couleuvre est à paraitre chez Le Quartanier éditeur.

Caroline Louisseize participera au Laboratoire de l’écrivain 2020.

Photo : David Fortin.

Daria Colonna

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Daria Colonna est née à Montréal. Elle a cofondé les éditions de la Tournure. Elle détient une maîtrise en recherche et création de l’UQAM. Elle est l’autrice de Nous verrons brûler nos demeures aux éditions de la Tournure. Ne faites pas honte à votre siècle, paru en 2017, a été finaliste aux Prix des libraires, catégorie Poésie, ainsi qu’au Prix du Gouverneur général. Elle publie, en 2021, La voleuse, chez Poètes de brousse. Elle est aussi autrice-compositrice-interprète et prépare la sortie de son premier album, en 2022.

Daria Colonna participera au Laboratoire de l’écrivain 2021.

Photo: Geneviève Grenier.

Carole Simard-Laflamme

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Pour Carole Simard-Laflamme, toute la vision du monde passe par une perception analogique. À l’instar des œuvres qu’elle compose, tous les aspects de l’humanité et de l’univers sont pour elle inextricablement tissés ou tressés. Ses recherches sur les techniques textiles l’ont menée entre autres vers une réflexion sur la relation de l’homme avec son environnement ainsi que vers un désir de décloisonner les disciplines. Elle associe, par exemple, la nature et le textile, le vêtement et l’architecture, la fibre et le sonore. Ses œuvres explorent les rapports enchevêtrés qui lient tissus, perception, intuition, identité, émotion, mémoire et poésie. Elles montrent la force de la présence textile dans l’art actuel comme élément d’appartenance, de fierté et d’engagement. (Nathalie Guimont, Forum, sept 2004).

« Moi qui ai vécu parmi les cordes et les tresses toute ma vie, je crois que l’humanité est tressée : notre corps, notre âme, notre souffle, le sonore, l’écriture et tous nos gestes. Comme un fil spiralé, d’abord à deux cordes torsadées, puis à trois cordes tressées, ensuite à multicordes, les fibres sont tissées, entrecroisées, échevelées, fusionnées, feutrées, éclatées et à nouveau spiralées. Tout ce savoir-faire semble inscrit quelque part pour nous faire savoir les cycles de la Nature et de notre nature ».

Carole Simard-Laflamme est originaire de Baie-Saint-Paul (Québec). Elle obtient une maîtrise en muséologie à l’Université de Montréal, en 1991. Depuis près de cinquante-cinq ans, elle a réalisé plus de soixante expositions personnelles, dont une vingtaine dans les musées canadiens et européens. Ses œuvres se retrouvent dans les collections de nombreux musées. Elle a publié plusieurs livres dont :

2019 — Table de vie d’artiste, 55 livres/55 ans de création, à compte d’auteur;

2013 — Les Robes du temps. Peut-on en finir avec l’imaginaire proustien?, Éditions Verlhac, Paris;

2006 — Vox fibrae, avec François Tousignant, Éditions d’art Le Sabord;

2002 — Habit Habitat Habitus, Éditions d’art Le Sabord;

1997 — De Natura, Éditions d’art Le Sabord.

En 2006, elle a reçu le Prix de la création artistique en Montérégie du Conseil des Arts et Lettres du Québec. En 2019, elle a reçu la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour ses cinquante ans de création et comme ambassadrice culturelle du Québec.

Facebook de Carole Simard-Laflamme

Carole Simard-Laflamme participe au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Carole Simard-Laflamme, La robe des nations, Musée de la civilisation, Québec, 2017-18. 4 x 5 x 6 mètres, tissus récupérés, vêtements d’immigrant·e·s.

 

Chloé Beaulac

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Chloé Beaulac, artiste multidisciplinaire, vit en Montérégie et en Estrie. Elle est diplômée d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Elle passe par la photographie, le dessin, la sérigraphie, la peinture, l’installation et la sculpture pour communiquer sa perception du monde. L’artiste s’est vue décerner plusieurs prix et distinctions pour ses créations. Elle a présenté son travail dans le cadre de plusieurs projets d’art public, d’expositions solos, d’expositions de groupe et de résidences d’artistes au Québec, au Canada et à l’international.

La place de l’humain dans la nature, la spiritualité et l’imaginaire relié à la nature, l’histoire humaine racontée, la symbolique identitaire culturelle hybridée, le territoire en changement sont quelques thèmes que Chloé Beaulac aborde dans le cadre de sa pratique. Elle explore divers lieux qu’elle documente pour alimenter sa recherche. Elle observe les caractères sociaux et culturels, l’histoire, les mythes, les contes, les rituels ainsi que l’atmosphère qui se dégage de ces lieux. Documentation photographique, dessins et notes d’observations subissent ensuite un processus de déconstruction-reconstruction par lequel elle interprète les images et l’information recueillie pour les amalgamer à son imaginaire personnel. Ses œuvres évoquent ainsi une forme d’énigme, d’arcane ou de mystère. Par ce procédé, elle formule un récit visuel et universel, simple, évocateur et libre d’interprétation. Ces contes visuels ou ces « super-natures » prennent souvent la forme de photos-romans contemporains.

www.chloebeaulac.com

Chloé Beaulac participe au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Richard-Max Tremblay.

Isabelle Choinière

Isabelle Choinière

Artiste internationale, auteure et professeure-chercheure des nouvelles scènes performatives contemporaines intégrant la technologie, Isabelle Choinière détient un Ph.D. du Center for Advanced Inquiry in the Integrative Arts – CaiiA / Planetary Collegium, Université Plymouth (RU). Ses recherches-créations principales à ce jour incluent Communion (1994-1999); La démence des anges (1999-2005); Meat Paradoxe (2005-2010); Flesh Waves (2013) et Phase #5 (2016‒ ), productions qui ont été présentées majoritairement en ouverture de festivals internationaux en Europe, Amérique latine et Amérique du Nord. Elles sont aussi étudiées comme étude de cas par des groupes de recherche et universités à travers le monde depuis 1994.

Ses recherches ont été largement publiées et traduites internationalement en français, anglais, espagnol et portugais. En 2019/2020, son nouveau projet de recherche-création international sera publié en trois langues par Les Presses de l’Université du Québec-PUQ (Can.), Intellect Books (RU) et le Centro Editoral Universidad de Caldas (Colombie), un livre s’intitulant : Par le prisme des sens : médiation et nouvelles réalités du corps dans les arts performatifs. Technologies, cognition et méthodologies émergentes de recherche-création —livre qui a reçu des critiques extrêmement élogieuses des jurys internationaux pour son contenu avant-gardiste et émergent. Son travail de recherche-création pratique est considéré comme une oeuvre de pionnière depuis 1994 jusqu’à aujourd’hui, par la presse internationale (Le Monde/Paris, Digimag/Italie, Dresdner Neuste Nachrichten/Allemagne, etc.), ainsi que plus récemment (déc. 2017), celui théorique (livres et essais) (Intellect Books/RU, pages couvertures The IATC Journal/Revue de I’AICT, Critical Stages/EU, Europe et Revista Repertório/Brésil). Sa démarche artistique – fondamentalement transdisciplinaire et collaborative – s’oriente pour permettre de faire apparaître l’impalpable, faire surgir la transformation de l’intériorité du corps et le livrer. Elle met en scène une déstabilisation des sensations et de la perception pour créer des émergences – des espaces perceptifs en évolution, un réel fluctuant.

Elle perçoit dans son processus méthodologique de recherche-création, une forme de connaissance phénoménologique implicite chez l’artiste créateur doté de capacités sensorielles accrues. Sa méthodologie propose ainsi un moyen de créer – et de comprendre – les processus créatifs en tant que systèmes de perception incarnée qui permettent l’intersection de l’expérience vécue au contact de la technologie (en tant que nouvel environnement) tout en articulant une dynamique d’intelligences complémentaires où l’intelligence corporelle joue un rôle principal – une interrelation fusionnelle entre la pratique et la conception/théorie.

www.isabellechoiniere.com

Isabelle Choinière a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Isabelle Choinière.

Nicolas Chalifour

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Nicolas Chalifour est né à Québec en novembre 1970. Il a été plongeur, garçon de table et serveur. Maintenant, il enseigne la littérature au Collège Édouard-Montpetit et écrit, tente tant bien que mal d’emmêler ses histoires en faisant des livres. Ses deux premiers romans, Vu d’ici tout est petit (Héliotrope, 2009) et Variétés Delphi (Héliotrope, 2012) sont portés par les voix dissonantes de personnages qui gravitent autour de lieux hôteliers, se perdent dans les livres des autres et sabotent, avec rigueur et méthode, les mondes en marge desquels ils se condamnent à demeurer tapis.

Chalifour s’efforce présentement de clore une trilogie trouée en achevant l’écriture de son troisième roman, Vol DC-408. Comme la vaste majorité des artistes qu’il estime, il travaille toujours à partir des œuvres qui contaminent, voilent et façonnent son expérience du monde, sa perception de la vie et sa relation aux passés qui s’entassent et se décomposent dans les coulisses de son imaginaire.

 

Nicolas Chalifour participera au Laboratoire de l’écrivain 2018.

Photo : David Olivier.

Catherine Pierloz

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Née à Bruxelles, Catherine Pierloz pratique l’écriture, la lecture, la pensée disparate et la transmission viscérale. Elle mène un combat acharné contre les tyrannies de l’ego. S’il lui fallait choisir un camp, elle lutterait aux côtés de ceux qui n’ont aucune chance. Ordonner le monde et laisser le chaos mener la danse est son ambivalent combat personnel. Le vautour est son animal totem.

Conteuse, elle a d’abord été du côté des récits longs parce qu’elle a davantage le souffle des diseurs d’épopée que des virtuoses de la chute d’histoires désopilantes et courtes. Elle a ensuite intégré l’équipe des Conteurs en Balade, qui se réunissaient autour de la conception et de l’organisation de balades contées à Bruxelles. Elle a participé à l’aventure du collectif de conteurs Le Lampadaire à Deux Bosses. Elle lit alors de la poésie dans des bars avec le collectif Les Crépusculaires. Puis, elle revient aux récits longs, parce que c’est à leur rythme que s’accorde le mieux sa voix. Elle aime baigner dans une parole qui s’élève comme une musique, soutenue par un récit bien charpenté qui a de la tenue et des sommets. Elle conte pour se tenir là où le récit ouvre une porte à l’inexistant…

www.catherinepierloz.be

Catherine Pierloz a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Yves Kertius.

La participation de Catherine Pierloz à nos activités est possible grâce à un partenariat avec le Festival interculturelles du conte de Montréal.

Jonathan Charette

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Jonathan Charette vit à Montréal depuis de nombreuses années. Il a publié des textes dans plusieurs revues, dont Estuaire, EXIT, Mœbius, Art Le Sabord et Zinc. Il a participé au Festival international de la Poésie de Trois-Rivières en 2013, 2018 et 2019.

Il est l’auteur de Je parle arme blanche (2013 – Prix de poésie des collégiens), La parade des orages en laisse (2015 – finaliste au prix Alain-Grandbois) et de Ravissement à perpétuité (2018 – Prix Émile-Nelligan), tous paru au Noroît.

Les thèmes principaux de Charette sont l’extase, la transgression, l’inversion des rôles et des valeurs, ainsi que la compassion.

Le critique Jérémy Laniel a déjà écrit : « Charette défait des mondes à la même vitesse qu’il les érige, comme si tout était à préserver, mais qu’il nous mettait au défi d’y mettre le feu, sachant pertinemment qu’il saura tout reconstruire, là, sur la page blanche ».

Son prochain livre, Biographie de l’amoralité, traite de sculpture, de hip hop et de mode; il paraîtra en 2020.

Jonathan Charette a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Adélie O. Coutu.

Catherine Côté

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Catherine Côté est née en 1991 à Montréal. Elle est une autrice pluridisciplinaire qui écrit de la poésie, des nouvelles, des livres jeunesse et des romans policiers.

Elle a commencé sa carrière en poésie avec la publication d’Outardes (du passage, 2017), un recueil intime axé sur le territoire de l’Abitibi et la mémoire familiale.  Son second recueil, Dans ta grande peau (L’Hexagone, 2019), se veut plutôt une ode à la ville de Montréal qui l’a vue grandir.

Elle écrit aussi des nouvelles, certaines horrifiantes, d’autres brèves et intimistes. Elle a participé aux collectifs Monstres et fantômes, sous la direction de Stéphane Dompierre (Québec Amérique, 2018), et Stalkeuses (Québec Amérique, 2019), dirigé par Fanie Demeule et Joyce Baker. Son premier recueil de nouvelles, Les choses brisées, parait au printemps 2019. Versatile, elle a aussi publié trois romans jeunesse dans la collection « Frissons » des éditions Héritage : Menace au camp (2019), Pensionnat hanté (2019) et Redoutable mine (2020).

À l’automne 2020, elle réalise un de ses rêves d’écriture en publiant un polar historique : Brébeuf (Triptyque).

 

Catherine Côté a participé à la deuxième et à la troisième édition des cabarets Langues pendues (automne 2012, printemps 2015). Son poème Les banlieusardes a été transposé en performance par l’interprète Marjolaine Morasse lors du lancement des Productions Langues pendues (automne 2013). Au printemps 2017, elle a coordonné pour l’organisme une activité dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur puis en 2019 elle a coanimé les ateliers d’écriture du projet Traverser Ru.

Crédit photo : Martine Doyon.

Roxane Chamberland

Roxane Chamberland
Roxane Chamberland
Créatrice et productrice indépendante, Roxane Chamberland façonne tous les aspects de ses œuvres, qu’elles prennent la forme de spectacle, de performance ou d’installation. Amalgamant l’art scénique et plastique, elle projette son travail au cœur d’univers oniriques oscillant entre le tragique, l’absurde et le kitsch. Au service d’une poésie du corps, de l’image et du rituel, elle s’intéresse à rendre visible l’invisible et à redéfinir le sens du sacré. Ses études en mime corporel, en danse, en sciences pures et en design de costume constituent les fondations de sa pratique. Ses recherches et explorations convergent vers la fragilité du «corps éphémère» et remettent en question l’union expressive du vêtement avec le corps. Artiste du mouvement et architecte textile, Roxane développe sa propre représentation de la mort, de la pérennité et de l’amour.

Depuis une dizaine d’années, elle met de l’avant ses œuvres solos en s’intéressant à la notion de cycle. De 2005 à 2010, elle développe La Trilogie kitsch et horrible sur l’attente de l’amour et de la mort et en présente les volets au Festival d’arts actuels ADN, aux Rencontres internationales du mime de Montréal et aux Expériences contemporaines du FIMAEn 2011, elle se consacre au projet Tapisserie dans lequel elle fusionne robes-sculptures, performances et tapisseries murales inspirées de lieux publics de la Montérégie. Dans le cadre de ORANGE, l’événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe, éditions 2009 et 2012, elle crée deux performances ralliant ses préoccupations à l’agroalimentaire. Parallèlement à sa pratique personnelle, Roxane collabore avec des artistes de différents horizons afin d’approfondir un dialogue interdisciplinaire.

Site internet: www.roxanec.com

Roxane Chamberland a participé a la seconde édition des cabarets Langues pendues (automne 2012).

© photo: Marie Philibert-Dubois.