Michel Vézina et Pauline Gonzalo

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Michel Vézina et Pauline Gonzalo dirigent ensemble la maison d’édition Le Buvard. Michel Vézina arpente le milieu littéraire depuis la fin des années 1990 comme auteur, journaliste littéraire et éditeur. Pauline Gonzalo est docteure en sociologie, dessinatrice, musicienne et réalisatrice de clips vidéos. Depuis 2018, Vézina et Gonzalo unissent leurs compétences diverses pour développer les éditions Le Buvard, tout en donnant naissance à Whydah, leur duo poétique et musical à partir duquel ils mettent en scène leurs propres créations (spectacles littéraires, clips vidéos, poèmes, etc.) comme celles des amis du Buvard.

Le Buvard s’attache à défendre la littérature comme art populaire tant sur le fond, en tant que mode de transcription d’une réalité rendue concrète par la sensibilité des auteurs, que sur la forme, en déconstruisant les préconçus inhérents aux systèmes de production et de commercialisation classiques. L’une des spécificités du duo est d’adopter un mode de production artisanal sur l’entièreté des réalisations; les travaux d’édition, d’impression, de reliure, de diffusion et de distribution sont entièrement réalisés par eux deux. Les livres publiés aux éditions du Buvard sont imprimés dans leur atelier et assemblés à la main avec du fil de lin selon la méthode de reliure japonaise. Dans une volonté d’ouverture sur la réalité sociale qui les entoure, l’accent est mis sur la transcription de ce qu’ils aiment à nommer le « réel sensible ». Leur inscription dans un ensemble social plus vaste et déterminant de leurs actes et pensées est assumée comme fondement de leur lecture du monde et transcrite comme telle dans des récits subjectifs à portée généraliste. Inspirée du journalisme Gonzo et des postures de recherches employées en sociologie, cette approche vise à dépeindre un portrait réaliste du monde via le filtre sensible des auteurs.

www.lebuvard.ca

Michel Vézina et Pauline Gonzalo participeront au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Karin Cherloneix.

Élise R. Guilbault

artiste Élise Robichaud Guilbault

Banlieusarde de naissance, Élise Robichaud-Guilbault est une artiste multidisciplinaire oscillant entre les installations, les assemblages et les échanges épistolaires. Sa pratique aborde le voyage des mots, la quotidienneté, ainsi que le rituel et son rendu visuel est évocateur d’une autre époque. Ayant complété une maîtrise en arts visuels et médiatiques au sein de l’UQAM en 2015, elle a présenté son projet de fin d’études au Musée des Maîtres et Artisans du Québec au cours de la même année. Elle a exposé dans divers lieux historiques permettant à son propos de se déployer, notamment à la Maison LePailleur, puis à l’Écomusée du fier monde.

 

 

Élise R. Guilbault a participé au lancement des Productions Langues pendues (automne 2013) et a été élue membre du CA en mars 2014.

Dans le cadre du lancement des Productions Langues pendues, Élise R. Guilbault a proposé un dérivé de son œuvre blanche/À propos, un acte performatif visant l’appropriation de la calligraphie de son aïeule. « Ce projet en est venu à modifier mon écriture usuelle, tracés se situant dorénavant entre mes propres apprentissages et ceux de Jeannette, ma grand-mère. »

 

Élise R. Guilbault a également conçu l’installation artistique Ficelles des Productions Langues pendues (automne 2018).

© photo: Élise R. Guilbault.

Jules Gagnon-Hamelin

Jules Gagnon-Hamelin
Jules Gagnon-Hamelin

Jules Gagnon-Hamelin, âgé de vingt-deux ans, possède un baccalauréat en psychoéducation de l’Université de Montréal et entame cette année un certificat en création littéraire à l’UQÀM afin de parfaire sa plume. Il écrit depuis qu’il est tout petit et a toujours souhaité devenir un auteur publié, toutefois son travail s’est intensifié dans les dernières années. Il verse aussi bien dans la prose que dans la poésie, qu’il a découverte sur le tard, mais qui l’habite passionnément depuis. Gérald Godin, Paul Chamberland, Patrice Desbiens, Roland Giguère, Hélène Dorion et certains plus jeunes auteurs contemporains sont autant d’influences qui ont su lui donner la piqûre. De plus, il adore écrire des monologues pour en faire des lectures publiques qui sont autant de performances mises en scène avec des amis bénévoles. C’est ainsi qu’il a présenté en avril 2011 sa lecture Trois mortes de notre époque puis, l’année suivante, Parler de rien la nuit seule, dont sont tirés les extraits pour ce Cabaret. Ce dernier texte avait déjà été bien accueilli autant à Montréal qu’à Saint-Hyacinthe par des dizaines de spectateurs. D’autres projets sont déjà en cours pour lui et il continuera d’explorer ses thèmes de prédilection, dont la marginalité, la politique, le quotidien ainsi que les relations d’amour-haine. Il est également un des membres fondateurs des éditions La Tournure, coop de solidarité.

Jules Gagnon-Hamelin a participé à la seconde édition des cabarets Langues pendues (automne 2012).

Gilles Jobidon

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Détenteur d’un DEC en Arts plastiques et d’un Baccalauréat en Histoire de l’art, Gilles Jobidon s’inspire grandement des arts visuels et s’intéresse particulièrement à la création comme l’une des manifestations du sacré.

Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de Longueuil, son oeuvre romanesque s’est méritée de nombreux prix littéraires. Son premier roman, La route des petits matins, a remporté les prix Robert-Cliche 2003, Ringuet 2004 de l’Académie des lettres du Québec et Anne-Hébert en 2005. En 2006, il obtenait le Grand prix du livre de la Montérégie pour L’Âme frère et en 2013 pour Combustio. Le Prix Arlette Cousture lui a été décerné en 2016 pour La petite B. Son dernier roman s’intitule Le Tranquille affligé, Prix Arlette Cousture 2019 et fait partie des 10 finalistes du Prix des 5 continents 2019.

Gilles Jobidon est membre du Conseil d’Administration de Félix, le Camp littéraire, depuis 2014. Il en a été Vice-Président depuis 2015 avant d’être élu président en 2018. Il est aussi formateur et écrivain-conseil, notamment pour le Programme de parrainage de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et de Félix, le Camp littéraire.

http://www.lemeac.com

http://www.edvlb.com

Gilles Jobidon a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Léo Paget.

Geneviève Blouin

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Historienne de formation, férue d’arts martiaux, Geneviève Blouin aime s’inspirer des affrontements en tous genres, des combats ultimes aux guerres du passé, mais ce sont les luttes intérieures et les conflits moraux qui lui procurent son matériel préféré. Sa plume, trempée dans l’encre noire des passions humaines, a donné naissance à des romans historiques destinés à un jeune public (la série Hanaken publiée aux éditions du Phoenix), à des nouvelles fantastiques (la novella Le Chasseur publiée aux éditions des Six Brumes, ainsi que diverses apparitions dans Solaris et Brins d’Éternité) et à de courtes histoires policières (parues dans la revue Alibis). Sa passion pour ce dernier genre littéraire n’est pas étonnante : après tout, contrairement à l’historien, les policiers ont la chance de commencer leur enquête lorsque le sang est encore frais!

Ses textes lui ont valu plusieurs distinctions, notamment un prix Alibis, un Aurora-Boréal et une place de finaliste au concours Radio-Canada. Cette auteure s’amuse souvent, le temps d’un texte, à emprunter des styles d’écriture anciens ou contraignants, mais sa plume demeure reconnaissable à son rythme rapide, aux descriptions brèves et percutantes. Comme la littérature orale, très ancienne, fascine son âme d’historienne, Geneviève Blouin est heureuse de s’être un jour égarée du côté d’une classe de théâtre et de se sentir assez à l’aise sur scène pour prêter sa voix à ses écrits.

www.laplumeetlepoing.blogspot.ca

Geneviève Blouin a participé à la 3e édition des cabarets Langues pendues (mars 2015).

© photo: Patrick Lemay, Studio Humanoid

Geneviève Gendron

Originaire de Sherbrooke, Geneviève Gendron détient un baccalauréat en arts visuels et média de L’UQÀM. Elle est reconnue pour avoir participé au projet novateur de Daran « Le monde perdu » regroupant musique, vidéo et dessin en direct. Le spectacle international a gagné un Félix au Gala de l’ADISQ en 2015. Elle a aussi contribué à la création de murales pour la ville de Sherbrooke avec l’équipe MURIRS, des œuvres qui font désormais partie de la collection publique de la ville. Le groupe a d’ailleurs remporté de nombreux prix et nominations reconnaissant sa forme d’art mural. Sa démarche artistique fusionne beaux-arts et nouveaux médias.

 

www.genevievegendron.com

Christian Guay-Poliquin

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Christian Guay-Poliquin est né à une époque où les enjeux environnementaux se résumaient au trou dans la couche d’ozone et aux pluies acides. Après de nombreuses années en ville et ailleurs, il est maintenant retourné vivre à la campagne où il termine – tant bien que mal – une thèse sur le récit de chasse. Parallèlement à ses études, il arpente le chantier de son prochain projet de création. Si ses œuvres évoquent les codes de la fiction post-apocalyptique, ce n’est pas tant pour raconter une autre fin du monde mais plutôt pour mettre en perspective simultanément la force et la fragilité de nos relations sociales. Il croit en ce sens que les arts du récit sont intimement liés à la vie pratique et à une attention particulière aux détails. Son premier roman, Le fil des kilomètres, a été publié en France et traduit en anglais. Le poids de la neige, paru à l’automne dernier, a remporté le Prix des Collégiens 2017.

Christian Guay-Poliquin a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Julien Bois.