Jonathan Lamy

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Poète à tout faire, Jonathan Lamy est né à Montréal en 1980 et a grandi en Montérégie. Il a publié quatre recueils aux Éditions du Noroît, dont La vie sauve (prix Émile-Nelligan, 2016) et Nous faisons l’amour (2019). Chez Bouc Productions, il a fait paraître Tendresse tactique (2019), suite à la première édition de Joliette, résidence poétique. Chez Mémoire d’encrier, il a codirigé Nous sommes des histoires : Réflexions sur la littérature autochtone (2018), traduit l’essai de Tomson Highway Pour l’amour du multilinguisme (2019, finaliste au prix John-Glassco) ainsi que deux recueils de poésie. Ses poèmes ont pour leur part été traduits en anglais et en mandarin. Jonathan Lamy a mis sur pied La poésie partout, un organisme de diffusion et de dissémination de la poésie, qui orchestre la Journée du poème à porter, la série Dehors est un poème, de même que des projets multilingues. En tant que poète-performeur multidisciplinaire, sa pratique recourt à la poésie sonore, la poésie-action, la vidéopoésie et l’intervention dans l’espace public, créant des dispositifs, participatifs pour la plupart, où la poésie est présentée autrement. Il a participé à des événements littéraires à Montréal et dans plusieurs régions du Québec, en France, en Chine, en Haïti et en Écosse. Il travaille actuellement à un recueil autour de la nudité comme acte de résistance et à un essai sur les lectures publiques de poésie.

www.jonathanlamy.wordpress.com

Jonathan Lamy participe au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Michael Kovacs.

Sophie Jeukens

Sophie Jeukens
Sophie Jeukens

j’ai les cheveux courts. et une guitare orange. j’aime les tempêtes et les pommes de terre. je déteste les lettres majuscules. je ne suis pas encore très vieille, mais ça viendra. en attendant je travaille, comme tout le monde.

la poésie est arrivée dans ma vie sans avertir. pour me venger, j’ai décidé de la faire arriver dans la vie des autres. je trimballe mes mots sur scène, armée, à l’occasion, de mes p’tites machines, pour les balancer dans vos oreilles. c’est ma manière de dire, ma lutte contre tous ces silences que l’on garde. (c’est fou, parfois, comme tout le monde regarde. et personne n’écoute.)

j’aime utiliser les mots comme des armes de création massive. alors j’offre des ateliers d’écriture. j’organise des événements culturels. et j’interviens. je rêve de rendre la poésie contagieuse.

Site web: www.sophiejeukens.com

Un texte audio de Sophie Jeukens a servi à la trame sonore du second cabaret Langues pendues (automne 2012) grâce à un partenariat avec le Festival du texte court de Sherbrooke.

Jules Gagnon-Hamelin

Jules Gagnon-Hamelin
Jules Gagnon-Hamelin

Jules Gagnon-Hamelin, âgé de vingt-deux ans, possède un baccalauréat en psychoéducation de l’Université de Montréal et entame cette année un certificat en création littéraire à l’UQÀM afin de parfaire sa plume. Il écrit depuis qu’il est tout petit et a toujours souhaité devenir un auteur publié, toutefois son travail s’est intensifié dans les dernières années. Il verse aussi bien dans la prose que dans la poésie, qu’il a découverte sur le tard, mais qui l’habite passionnément depuis. Gérald Godin, Paul Chamberland, Patrice Desbiens, Roland Giguère, Hélène Dorion et certains plus jeunes auteurs contemporains sont autant d’influences qui ont su lui donner la piqûre. De plus, il adore écrire des monologues pour en faire des lectures publiques qui sont autant de performances mises en scène avec des amis bénévoles. C’est ainsi qu’il a présenté en avril 2011 sa lecture Trois mortes de notre époque puis, l’année suivante, Parler de rien la nuit seule, dont sont tirés les extraits pour ce Cabaret. Ce dernier texte avait déjà été bien accueilli autant à Montréal qu’à Saint-Hyacinthe par des dizaines de spectateurs. D’autres projets sont déjà en cours pour lui et il continuera d’explorer ses thèmes de prédilection, dont la marginalité, la politique, le quotidien ainsi que les relations d’amour-haine. Il est également un des membres fondateurs des éditions La Tournure, coop de solidarité.

Jules Gagnon-Hamelin a participé à la seconde édition des cabarets Langues pendues (automne 2012).

Jonathan Charette

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Jonathan Charette vit à Montréal depuis de nombreuses années. Il a publié des textes dans plusieurs revues, dont Estuaire, EXIT, Mœbius, Art Le Sabord et Zinc. Il a participé au Festival international de la Poésie de Trois-Rivières en 2013, 2018 et 2019.

Il est l’auteur de Je parle arme blanche (2013 – Prix de poésie des collégiens), La parade des orages en laisse (2015 – finaliste au prix Alain-Grandbois) et de Ravissement à perpétuité (2018 – Prix Émile-Nelligan), tous paru au Noroît.

Les thèmes principaux de Charette sont l’extase, la transgression, l’inversion des rôles et des valeurs, ainsi que la compassion.

Le critique Jérémy Laniel a déjà écrit : « Charette défait des mondes à la même vitesse qu’il les érige, comme si tout était à préserver, mais qu’il nous mettait au défi d’y mettre le feu, sachant pertinemment qu’il saura tout reconstruire, là, sur la page blanche ».

Son prochain livre, Biographie de l’amoralité, traite de sculpture, de hip hop et de mode; il paraîtra en 2020.

Jonathan Charette a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Adélie O. Coutu.

Gilles Jobidon

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Détenteur d’un DEC en Arts plastiques et d’un Baccalauréat en Histoire de l’art, Gilles Jobidon s’inspire grandement des arts visuels et s’intéresse particulièrement à la création comme l’une des manifestations du sacré.

Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de Longueuil, son oeuvre romanesque s’est méritée de nombreux prix littéraires. Son premier roman, La route des petits matins, a remporté les prix Robert-Cliche 2003, Ringuet 2004 de l’Académie des lettres du Québec et Anne-Hébert en 2005. En 2006, il obtenait le Grand prix du livre de la Montérégie pour L’Âme frère et en 2013 pour Combustio. Le Prix Arlette Cousture lui a été décerné en 2016 pour La petite B. Son dernier roman s’intitule Le Tranquille affligé, Prix Arlette Cousture 2019 et fait partie des 10 finalistes du Prix des 5 continents 2019.

Gilles Jobidon est membre du Conseil d’Administration de Félix, le Camp littéraire, depuis 2014. Il en a été Vice-Président depuis 2015 avant d’être élu président en 2018. Il est aussi formateur et écrivain-conseil, notamment pour le Programme de parrainage de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et de Félix, le Camp littéraire.

http://www.lemeac.com

http://www.edvlb.com

Gilles Jobidon a participé au Laboratoire de l’écrivain 2019.

Photo : Léo Paget.

Jean-Marc Desgent

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La poésie de Jean-Marc Desgent est surtout une affaire d’expressivité et de langage; s’il y a image(s), elle ou elles sont créées par la rencontre particulière, voire étonnante de mots ou de phrases venus de tous les coins de la langue ou des langues; il affirme qu’écrire est une convocation en un seul texte de toutes les langues que l’on connaît. Son père, métis, ne parlait aucune langue ou mal trois langues: le français, l’anglais, et le mohawk: Desgent a donc repris en poésie toutes ses incapacités ou toutes ses inventions syntaxiques. Sa poésie est aussi expressive: on y entend tomber les corps, on y voit la mort sous toutes ses formes, on y traverse le monde moderne et ses horreurs, ses désastres ou ses illusions. Donc, désastres de l’être et du monde se disent dans une « langue désastreuse ». Ne commence-t-il pas un de ses derniers livres par : « Pour nous, à nous, / les cassés dur, / la langue beauté rare, / beauté autre, / montée du froid. / J’arrive enfin au mal dit. » Le critique universitaire François Paré a écrit : « L’œuvre poétique de Jean-Marc Desgent est l’une des plus bouleversantes et des plus prophétiques de la poésie québécoise actuelle. »

Jean-Marc Desgent a participé au Laboratoire de l’Écrivain 2017.

Photo : Annie Lafleur.

Jennifer Tremblay

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Jennifer Tremblay cofonde en 2004 les Éditions de la Bagnole, publie son premier roman et plusieurs albums pour la jeunesse. En 2008, elle reçoit le prix du Gouverneur général, le Prix Michel-Tremblay et une Bourse du Centre National de Théâtre (France) pour son texte La liste, traduit en six langues et porté à la scène dans une dizaine de pays. En février 2015, l’écrivaine publie un second roman, Blues nègre dans une chambre rose. Elle entame une tournée de lectures publiques, accompagnée par le musicien Vincent Gagnon. Elle se voit décerner le prix de l’artiste montérégienne de l’année par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses pièces Le carrousel et La délivrance ont aussi été portées à la scène par le Théâtre d’Aujourd’hui. Traversés par les thèmes de la maternité, de l’enfance, de la violence, du désir et de l’amour, ses textes sont précis, efficaces, poétiques, parfois érotiques. À titre d’éditrice, Jennifer Tremblay a dirigé la publication de dizaines d’albums pour la jeunesse et d’ouvrages de tout genre. Elle anime des ateliers de création littéraire et accompagne des auteurs dans leur démarche d’écriture. Jennifer Tremblay a reçu en juin 2017 une bourse du Conseil des arts de Longueuil pour son projet intitulé Le grand cinéma de Whitecity. Illustré par Philippe Béha, son dernier conte pour enfants, Ti-Jos Connaissant, est paru en août 2017.

Au printemps 2017, elle propose 10 suggestions de lecture pour le guide Destination lecture (Montérégie), réalisé par les Productions Langues pendues, dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

À l’automne 2017, elle participe au Laboratoire de l’Écrivain.

© grande photo : Lucie Delmer.

© petite photo : Mathieu Rivard.