Étienne Maillé

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Libraire depuis maintenant trois ans, Étienne étudie également la littérature à l’Université de Montréal. La maîtrise qui approche à grands pas le verra se concentrer sur la littérature québécoise, littérature qu’il recommande toujours allègrement à qui veut bien lui demander des suggestions de lecture. L’écriture romanesque l’enthousiasme particulièrement, qu’elle soit issue de la Révolution tranquille ou de l’extrême contemporanéité. Il participe autant que possible aux causeries, enregistrements de balados, salons et autres activités de la vie littéraire dans lesquelles sa condition d’apprenti libraire – n’exagérons pas son expérience – peut le faire inviter.

Étienne participera à titre de libraire au Laboratoire de l’écrivain 2020.

Martine Audet

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Née à Montréal en 1961, Martine Audet a publié, depuis 1996, une douzaine de livres de poèmes, principalement aux éditions du Noroît et à l’Hexagone, des livres d’artistes et deux albums pour enfants.

Invitée d’honneur au Marché de la poésie de Paris en 2018, elle a participé à différents événements littéraires ou artistiques au Québec et ailleurs. Finaliste à de nombreux prix dont, à quelques reprises, au prix du Gouverneur-général et à celui du Festival international de poésie de Trois-Rivières, elle a reçu les prix Alphonse-Piché, Estuaire et Alain-Grandbois. Certains de ses poèmes sont traduits en allemand, anglais, catalan, espagnol, italien et tchèque. Membre du comité de rédaction de la revue Estuaire de 2008 à 2014, elle organise, avec la libraire Saskia Deluy, depuis 2013, les lectures Deux poètes et un.e absent.e. En 2015, elle a été élue membre de l’Académie des lettres du Québec et un numéro de la revue Lettres Québécoises lui a été consacré dans lequel Marc André Brouillette, poète et professeur, écrit que « Martine Audet incarne un souffle unique et profondément engagé dans le travail des mots, capable de transformer les fragilités individuelles en paroles fulgurantes. » Ses plus récentes publications sont : La Société des cendres suivi de Des lames entières et le livret Rêve sur rêve qui comprend deux dessins d’Alexandre Hollan.

Martine Audet participera au Laboratoire des écrivains 2020

Michèle Plomer

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Michèle Plomer est née d’une mère acadienne et d’un père britannique, puis a grandi dans un quartier ouvrier de Montréal et un chalet trois saisons sur les rives du petit lac Magog. Sa trajectoire de vie a été modifiée à tout jamais en lisant Le lotus bleu à l’âge de neuf ans. Après des études en droit et en linguistique, elle s’envole pour la Chine où elle enseigne à l’université de Shenzhen pendant quatre ans. Elle publie en 2007 son premier roman Le jardin sablier (prix Alfred-DesRochers, mention spéciale prix Anne-Hébert Paris, finaliste grand-prix Archambault), une ode aux jardins des Cantons-de-l’Est. Suivront HKPQ (Prix France-Québec), la trilogie Dragonville et Étincelle (Prix Alfred-DesRochers, finaliste prix des Libraires) qui ont pour toile de fond cette Chine du Sud qu’elle a bien connue. Habiller le cœur, paru en 2019, se déroule à Puvirnituq où sa mère a travaillé pendant de nombreuses années. Michèle est publiée aux Éditions Marchand de feuilles, où elle fait aussi du travail à la pige. Elle a par ailleurs cofondé et codirige les Éditions Chauve-souris, maison dédiée aux romans pour la jeunesse. De nature solitaire, Michèle vit et écrit là où les lieux, motifs et moteurs de ses romans, l’appellent. Avant toute chose, son rapport à la littérature est celui d’une femme qui lit pour le plaisir et pour nourrir sa lutte pour l’émancipation des femmes et de l’esprit. Les héroïnes qu’elle met en scène sont engagées sur ce même parcours.

Michèle Plomer participera au Laboratoire de l’écrivain 2021.

Photo: Justine Latour.

 

Alexandre Masino

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Alexandre Masino expose depuis plus de vingt-cinq ans au Canada, aux États-Unis et en Europe. Né à Montréal en 1972, il obtient en 1996 un baccalauréat en Arts visuels, avec distinction, de l’Université Concordia. Peignant à l’encaustique, ses œuvres sont devenues des références et sont incluses dans plusieurs publications et expositions internationales dédiées à cette technique. On retrouve, au cœur de son œuvre, une grande variété d’influences, d’époques, et de traditions picturales qui se croisent et qui dialoguent, sans pour autant que cela n’altère la profonde unité de son corpus. Son utilisation de la matière peinte, avec sa matérialité, ses transparences et ses empâtements, lui permet de créer des œuvres figuratives de façon à ce que le geste de peindre soit porteur de sens tout autant que le sujet représenté. Depuis 2007, Masino présente régulièrement des cours de maître sur la peinture à l’encaustique tant aux États-Unis que dans des universités québécoises. Pendant 10 ans, il a été président du conseil d’administration de Quasar, quatuor de saxophones. En plus de cet engagement pour la musique contemporaine, il voue un grand intérêt à créer des dialogues entre littérature et arts visuels. Ses pièces ont été reproduites en couverture de revues, de romans, de recueil de poésie et d’essais. Les œuvres dAlexandre Masino se retrouvent dans des collections publiques et privées en Amérique du Nord et en Europe. Son travail est représenté par les galeries de Bellefeuille (Montréal), Christine Klassen (Calgary), Concept Art (Pittsburgh) et St-Laurent & Hill (Ottawa).

www.alexandremasino.ca

Alexandre Masino participera au Laboratoire de l’écrivain 2021.

Photo: Cléo Binette.

Michel Vézina et Pauline Gonzalo

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Michel Vézina et Pauline Gonzalo dirigent ensemble la maison d’édition Le Buvard. Michel Vézina arpente le milieu littéraire depuis la fin des années 1990 comme auteur, journaliste littéraire et éditeur. Pauline Gonzalo est docteure en sociologie, dessinatrice, musicienne et réalisatrice de clips vidéos. Depuis 2018, Vézina et Gonzalo unissent leurs compétences diverses pour développer les éditions Le Buvard, tout en donnant naissance à Whydah, leur duo poétique et musical à partir duquel ils mettent en scène leurs propres créations (spectacles littéraires, clips vidéos, poèmes, etc.) comme celles des amis du Buvard.

Le Buvard s’attache à défendre la littérature comme art populaire tant sur le fond, en tant que mode de transcription d’une réalité rendue concrète par la sensibilité des auteurs, que sur la forme, en déconstruisant les préconçus inhérents aux systèmes de production et de commercialisation classiques. L’une des spécificités du duo est d’adopter un mode de production artisanal sur l’entièreté des réalisations; les travaux d’édition, d’impression, de reliure, de diffusion et de distribution sont entièrement réalisés par eux deux. Les livres publiés aux éditions du Buvard sont imprimés dans leur atelier et assemblés à la main avec du fil de lin selon la méthode de reliure japonaise. Dans une volonté d’ouverture sur la réalité sociale qui les entoure, l’accent est mis sur la transcription de ce qu’ils aiment à nommer le « réel sensible ». Leur inscription dans un ensemble social plus vaste et déterminant de leurs actes et pensées est assumée comme fondement de leur lecture du monde et transcrite comme telle dans des récits subjectifs à portée généraliste. Inspirée du journalisme Gonzo et des postures de recherches employées en sociologie, cette approche vise à dépeindre un portrait réaliste du monde via le filtre sensible des auteurs.

www.lebuvard.ca

Michel Vézina et Pauline Gonzalo participeront au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Karin Cherloneix.

Mafane

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Venue de l’île de La Réunion dans l’océan Indien, Mafane a d’abord trouvé dans le conte un remède pour soigner le mal du pays. Ayant à cœur de faire découvrir sa région d’origine, elle s’inspire dans un premier temps du folklore et de la musique de l’océan Indien, avant de s’intéresser à d’autres traditions orales et de composer des histoires de son cru. Elle a eu l’occasion de conter un peu partout au Québec et à l’étranger (notamment à La Réunion, en Martinique, en France et au Brésil). Avec le soutien du Conseil des arts du Canada et du MAI (Montréal, arts interculturels), elle crée La ruée vers l’autre, un spectacle sur notre rapport à l’autre dans la migration. Le spectacle a depuis intégré le catalogue de Circuit Paroles vivantes et a été décliné sous forme de livre aux éditions Planète-Rebelle (2020) et de balado, en collaboration avec La Quadrature, Audiotopie et Magnéto. Le balado La ruée vers l’autre a été primé plusieurs fois au Canada et à l’international. Issue d’une longue tradition d’immigrants venus de Maurice, de Madagascar, de Sicile, d’Algérie et de France, Mafane poursuit son travail sur la question du départ en s’inspirant grandement du conte traditionnel. Tout part toujours de la question : lorsqu’on quitte son pays pour ne plus y revenir, quelle est la chose la plus précieuse qu’on amène avec soi?

www.mafane.com

Mafane participera au projet Centrifugeuse (2021-2022).

Photo: Amandine Alessandra.

 

Mathieu Blais

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(Montréal, 31 octobre 1979) Mathieu Blais a complété un doctorat en études littéraires et enseigne la littérature au Cégep Édouard-Montpetit. Il est l’auteur de cinq romans (ZIPPO, 2010; L’esprit du temps, 2013; La liberté des détours, 2015; (Sainte-Famille), 2017; Francoeur, 2018) et de cinq recueils de poésie (Que le cri détaché de ta colère, 2005; L’Isthme, 2006; Los hermanos mes frères, 2011; Sylvestre au temps des galimatias, 2012 et Notre présomption d’innocence, 2014). Il a notamment été deux fois lauréat du Prix Rina-Lasnier (2014, 2016), deux fois finaliste au Prix Arlette-Cousture (2016, 2018), finaliste au Prix du CALQ – Créateur de l’année en Montérégie (2018), finaliste au Prix Radio-Canada (nouvelle, 2016), finaliste au Prix Jacques-Brossard (2014) et demi-finaliste pour le Prix du Festival de la poésie de Montréal (2013). Il est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et a collaboré à différentes revues de création littéraire.

www.mathieublais.ca

 

Mathieu Blais participera au Laboratoire de l’écrivain 2018.

Photo : M.-C. P.

Marie Lasnier

Marie Lasnier
Marie Lasnier

 

Née à Saint-Jean-sur-Richelieu, Marie Lasnier étudie la littérature,  l’expression dramatique et la pédagogie.

Impliquée depuis de nombreuses années dans la diffusion de la littérature, dont trente ans d’enseignement au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, cette communicatrice enthousiaste partage son plaisir des mots dans des ateliers d’écriture, animations et activités novatrices.

Membre active de nombreux organismes culturels en Montérégie (UNEQ, AAM, CMCC, Productions Langues Pendues), elle crée des ponts entre les artistes de différentes disciplines, de différentes générations.

Publications : Jeanne, la Guerrière, récit intimiste, Archimède, 2013, et un conte pour enfants, La Balançoire de Marie, Archimède, 2014.

 

 

Prix :

Grand Prix des Tout-petits aux grands prix littéraires de la Montérégie :
La Balançoire, publié sous le titre de La Balançoire de Marie, 3e prix 2012.
La Souris avaleuse, 1er prix, 2013.

 

Marie Lasnier est l’une des membres fondatrices des Productions Langues pendues.

Marie-Claude De Souza

Marie-Claude De Souza
Marie-Claude De Souza

Marie-Claude De Souza regarde des deux côtés de la poésie avant de la traverser. Elle parle aux inconnus puis monte dans leur voiture. C’est avec un parcours de plus de 5 555 km en auto-stop que s’amorce sa réflexion : elle lit un même poème à des dizaines de chauffeurs qui l’ont menée de Saint-Augustin-de-Woburn à Sept-Îles, de La Guadeloupe à Mont-Tremblant, de Gatineau à Trois-Pistoles… Depuis, elle cherche à déclencher des situations où l’art et la vie se confondent, à provoquer la collaboration et à cristalliser sa beauté sous une forme hybride, la poésie d’intervention. Elle a eu l’occasion de présenter son travail à Montmagny comme à Colima, sur les sentiers du mont Saint-Grégoire comme dans les rues du quartier Saint-Roch à Québec, sous forme d’expositions, de performances, d’installations. En 2011, Culture Montérégie lui décerne son prix Relève afin de souligner l’excellence de sa démarche menant la poésie « dans des champs encore inexplorés ». En 2015, elle figure parmi les représentant·es du Québec lors du Forum mondial de langue française (Liège, Belgique) et, en 2018, elle reçoit une mention dans le cadre du prix Artiste dans la communauté remis conjointement par Les Arts et la Ville et le CALQ pour son projet Topoésie. Par sa vision interdisciplinaire de la littérature, Marie-Claude s’intéresse aux prégnances sociales issues de l’oralité et de l’écrit, modestement, elle tente de créer des ponts entre ces modes de transmission. Ses réflexions quant à l’appartenance au territoire et à la mobilisation citoyenne l’ont aussi menée à la gestion culturelle et à la mise sur pied des Productions Langues pendues. C’est ainsi qu’elle s’implique activement à la poétisation de ses milieux de vie, au sens propre et figuré.

www.poesiepartous.com
www.topoesie.com

Marie-Claude De Souza est l’idéatrice des Productions Langues pendues et est l’une des membres fondatrices de l’organisme dont elle assure la direction artistique. Elle a participé au spectacle La grand-route et a tiré les ficelles afin de mener à terme l’ensemble des projets signés Langues pendues.

Marianne Verville

Marianne Verville
Marianne Verville
Marianne Verville est une slameuse et poète originaire de Varennes. Après des études collégiales en théâtre, elle effectue son parcours universitaire à Sherbrooke en communication, rédaction et multimédia. C’est à cette période qu’elle s’initie au slam, ce qui modifiera considérablement son approche de l’écriture poétique, qui deviendra pour elle indissociable de la performance sur scène. Avec les années, elle a développé un style percutant axé sur l’oralité et l’interprétation, inspiré par son parcours en théâtre et par des artistes littéraires comme Michèle Lalonde, Réjean Ducharme et Rachel Leclerc ainsi que plusieurs slameurs de la scène québécoise. Ses écrits tournent principalement autour de thèmes sociaux et d’expériences personnelles.Participante aux compétitions de slam depuis 2009, Marianne fut finaliste lors des saisons 2010-2011 et 2011-2012 des soirées Slam du Tremplin à Sherbrooke. Elle s’est ainsi taillé une place dans la première équipe de slam francophone ayant pris part au Canadian Festival of Spoken Word 2011 à Toronto, c’est-à-dire la compétition officielle canadienne de slam. En 2012, elle a terminé au 6e rang lors du Slamboree de Lavaltrie, une grande compétition rassemblant les meilleurs slameurs du Québec. Elle a également livré des performances lors de plusieurs autres événements reconnus, dont la Nuitte de la poésie au Saguenay, en 2010, la Cuvée artistique de l’Estrie, en 2010 et 2011, la Journée internationale des Femmes en 2012 ainsi que la 20e édition du festival Les jours sont contés en Estrie.Au-delà de son travail d’artiste, Marianne est très engagée dans le milieu culturel de sa région d’études. Membre du comité organisateur de la Cuvée artistique de l’Estrie 2012, elle collabore également fréquemment à la section culturelle du Journal communautaire Entrée Libre ainsi qu’au Festival du texte court de Sherbrooke en tant que bénévole aux communications.
Marianne Verville a participé a la seconde édition des cabarets Langues pendues (automne 2012).
© photo: Marianne Deschênes