Étienne Beaulieu

L’écriture d’Étienne Beaulieu entremêle le plaisir de raconter, l’érudition et la passion du réel, ce qu’il appelle « l’art de l’essai » (L’âme littéraire). Ses livres racontent et interprètent la culture québécoise par le territoire partagé avec les Autochtones (Les rêves du ookpik) ou encore au moyen de la peinture québécoise, par les œuvres d’Ozias Leduc et de Paul-Émile Borduas, en apparence opposées mais en réalité complémentaires, qui donnent la clé d’une compréhension profonde de l’histoire moderne québécoise prise entre conservatisme et goût de l’aventure (La pomme et l’étoile). Son exploration de l’archéologie de la culture québécoise touche aussi au cinéma québécois, interprété à travers son penchant étonnant pour la violence et le sacré (Sang et lumière). Enfin, sa passion pour l’histoire québécoise remonte jusqu’aux premiers contacts nébuleux et incertains du tout premier explorateur français, Thomas Aubert, dont on ne sait presque rien, venu dans le Saint-Laurent avant Cartier, pour faire se rencontrer les légendes autochtones et les mythes européens (1508. La traversée du vide). Enfin, l’essai québécois constitue son idée fixe depuis la fondation de la revue d’essais littéraires Contre-jour, qu’il a animée pendant 18 ans et dont il poursuit les menées dans son dernier livre (Un essaim de poussière).

Étienne Beaulieu participera au Laboratoire de l’écrivaine et de l’écrivain 2026.

Photo : Justine Latour.